Ce temps très humide, toute la nuit et au réveil m'incite à prendre un petit déjeuner bien chaud au camping avant de partir vers 8h30.
Sur ce petit chemin rejoignant le haut des falaises en direction de Fort La Latte, si je ne m'abuse c'est une buse que je vois planer vers moi et se poser juste sur l'arbre au dessus de moi.
Même si le sentier fait sa trace en bord de côte, c'est en pleine forêt et sous la pluie que je randonne jusqu'au château Fort La Roche Goyon dont il tire son nom d’une des plus anciennes familles bretonnes (appelée Gwion, Goion, Gouëon, Goyon et Gouyon).
Une légende atteste qu’un premier château aurait été construit par un Goyon sous Alain Barbe-Torte en 937.
Le château actuel, quant à lui, fut commencé avant l’apparition du canon en Bretagne (1364) puis poursuivi au gré de la bonne fortune des Goyon dans la deuxième moitié du XIVème siècle.
Il existait en 1379 puisque Du Guesclin envoya un détachement à la Roche Goyon qui résista vaillamment. La forteresse fut confisquée au profit de Charles V, puis restituée à son propriétaire par le traité de Guérande (1381).
Sa nouvelle résistance est celle du temps maussade qui ne me le fait pas découvrir sous ses meilleurs hospices.
Une fois passé ce beau monument qui mériterait d'être admiré sous le soleil, j'avance par de petits sentiers si peu larges qu'il faut être vigilant à mettre un pied devant l'autre. La lande bretonne du Cap Fréhel est un véritable jardin fleuri. Bruyères roses ou mauves, ajoncs de couleurs jaunes aussi piquants qu'ils sont d'un jaune intense. Je m'arrête au bout du bout de ce cap, là où ce feu d'artifice de couleurs laisse place au grès rose des rochers surplombant une mer, dont les couleurs varient au grès des averses.
Désormais le sentier prend une nouvelle orientation, plein ouest. Inutile de dire que le vent souffle, au point de me déséquilibrer fréquemment. Le soleil daigne enfin faire son apparition, mettant en valeur cette côte découpée.
Étape : 31 km
Cumul : 356 km
Camping Les Salines


























