Découvrir un patrimoine naturel superbe où les paysages marins se mêlent à la campagne environnante. Les 47 kilomètres de côte du territoire de Séné offrent de splendides paysages sur le Golfe du Morbihan. Aux rivages de sable, pour les baigneurs, et il y en a encore, succèdent les vasières pour les pêcheurs à pied depuis le port de pêche de Port-Ann jusqu'aux pointes du Bil et celle de Montsarrac.
Oh... Tout ici est si près et pourtant si loin. Voici l'île de Conleau où j'étais hier prenant un petit café sous une averse et maintenant la voici ensoleillée. Puis je me dirige vers Port Ann, tout à côté.
L'horizon de terre que je vois en face de moi n'est autre que les différentes îles qui composent le golfe du Morbihan, notamment tout en face, l'île d'Arz, cachant l'île aux Moines.
Entre terres, mer et vasières, je m'aventure vers la pointe du Bil, puis Montsarrac où j'ai l'intention de faire ma pause sandwich. Plus précisément, au bout du bout de la pointe, celle de Pechit. Là où on a l'impression d'être seul au monde face à l'immensité.
Ce qui n'est pas le cas, puisqu'assis sur mon banc, deux dames m'interpellent et me disent au cours de la conversation qui a duré une bonne demi-heure, que l'une d'elles est Lavalloise et qu'elle a été à l'école à Haute-Follis. En réalité, le monde est petit.
Cet après-midi, je longe la réserve naturelle du marais de Séné, pour traverser pleins de petits hameaux, dont le dernier Cano qui aurait dû être le dernier de mon étape du jour.
Ces sentiers creux, très empruntés par les Sinagots depuis des siècles étaient leur seule façon de relier entre eux les villages. Comme leur nom l'indique, ils se sont creusés au fil du passage des hommes, des bêtes et des charrettes. En hiver, lorsque l'eau s'écoulait au milieu, il fallait marcher en haut des talus de terre. Les arbres étaient alors plantés en quinconce pour permettre l'accès.)
Certains écoliers des villages alentour préféraient dormir au bourg. Ils évitaient ainsi de faire chaque jour, en sabots dans les chemins boueux, les quelques. kilomètres qui les séparaient de l'école !
Je suis à Cano, pas d'hébergement et surtout nous sommes dans des zones marécageuses. Difficile d'y planter sa tente, si je ne veux pas, dans la nuit, être envahi par la marée. Alors j'avais pris la décision de retourner pour une deuxième nuit à l'hébergement Montcalm de Vannes. Après tout, ce n'est qu'à 4 km et j'ai pu ainsi voyager "léger".
Étape : 38 km
Cumul : 1896 km
































