Hier, c'était la dernière étape dans le Golfe du Morbihan. Dès ce matin, j'aborde les Pays de la Loire. Çà sent bon le pays, plus précisément la Loire-Atlantique.
Partir au petit matin, en cette saison-ci, a tout son charme, les couleurs sont pastel, le soleil perce à peine la brume fixée au sol.
La marée étant basse ce matin, j'ai pu voir ces bouchots griffer cette mer calme. Au loin, les mythiculteurs étaient déjà au travail, pour satisfaire nos palais.
Je longe la baie de Pont-Mahé et malgré leur matinale, 8 heures, je rencontre des personnes qui prennent le temps de discuter, de me parler de leur propre chemin de Compostelle.
Puis j'aborde de nouveau les marais salants et leurs étiers en direction de St Molf, puis l'île de Rostu.
Pause casse-croûte au bord de l'étier de Goilé, juste en face la pointe du Bile d'où je suis parti 5h plus tôt. Le soleil daigne enfin se présenter afin que je déjeune, chauffé par ses doux rayons, dans un calme olympien.
C'est avec grand plaisir que je retrouve mes châtaignes et mes noix que je vais prendre en dessert.
Étant à marée haute, je ne peux aller au petit port de Kercabellec par la pointe du Pont de Bois, mais par l'intérieur des terres. Ce petit port, mis en scène, comme dans les contes de fées.
Au confins de la Loire-Atlantique et du Morbihan se trouve ce mignon petit port qui répond au nom de Kercabellec. Ici on ne sait pas trop si on est en Bretagne ou dans les pays de la Loire. Une chose est sûre si Nantes était la capitale des Ducs de Bretagne alors Kercabellec est bel et bien breton.
Difficile de décrire Kercabellec. Est-ce « la mer à la campagne » ou « la campagne à la mer ». En tout cas on y perdrait presque son latin.
L’étier de Quimiac est l’une des entrées de l’eau de mer vers les marais salants de Mesquer. L’eau salée ira ensuite se perdre dans les méandres des marais salants pour mieux s’évaporer et donner naissance à la fleur de sel et au gros sel.
Ce dédale de canaux et de digues donnent au paysage un aspect irréel et assez cinématographique. Une scène que l’on pourrait regarder pendant des heures au gré des changements de luminosité et des marées.
Mais le ciel s'assombrit de nouveau et à mon arrivée, la boulangère disait que le ciel semblait vouloir fêter Halloween à sa manière, en donnant du mystère au spectacle. Cette boulangère, généreuse en tout point m'offrant un sandwich fait en ma présence puisqu'elle n'en avait plus en stock.
Je me présente ensuite au terrain de camping " le Praderoi" près de Quimiac. Là également, la gérante me propose pour le même prix que pour ma tente, de dormir cette nuit, en roulotte, au sec, avec lumière et micro-ondes. Après une petite hésitation, j'accepte l'offre, pour un bon matelas.
Étape : 34 km
Cumul : 2159 km


































