mercredi 2 octobre 2024

52 ème étape Treffiagat - Île Tudy - 38 km/ 9h30

Réveil automnal, le soleil joue  aux ombres chinoises avec les rochers sculptés par le sable, le vent et la mer.






Le Menhir de Reun, dressé aujourd'hui au milieu de nulle-part, isolé se défie de notre compréhension. Les fouilles réalisées au pied de ces mégalithes ont parfois révélé des traces de cendres, des bris de poterie ou de pierres taillées qui témoignent sans doute d'une cérémonie au moment de leur édification.

Il faut sans doute prendre les menhirs pour ce qu'ils sont encore aujourd'hui: une empreinte dans le paysage. Les menhirs tenaient probablement lieu de marqueurs géographiques, situant et sacralisant la limite d'un territoire ou la présence d'une sépulture. Dans le Pays Bigouden, on a observé que beaucoup de menhirs se situaient à proximité d'une source ou des rives d'un cours d'eau, comme ici, intarissable.










Mais de dunes en dunes

De port en port

Jamais encore je te le jure

Je n'ai pu oublier ton rivage

Mais de chemins en sentiers

Je n'oublie pas de rêver 

Parce que je t'aime

Je t'aime encore

La mer !

Inspiré de Serge lama

Pause méridienne, sur les bords de l'anse Pen an Veur, face à cet autre menhir, mouillé, celui-là. Avant de parcourir les chemins intérieurs, longeant la rivière Pont-l'Abbé, qui me guidera jusqu'à la ville du même nom.




Découvrir Pont-l'Abbé, c'est entrer dans une "Ville Historique" avec un patrimoine préservé, capitale du pays Bigouden, en bord de rivière. Carrefour commercial du Pays Bigouden, le port dans la ville, le pont habité, le château.






Un cas rare en Europe.

Jadis appelé Pont Christ, cet ouvrage est l'un des rares ponts habités conservés en France avec ceux de Landerneau et de Narbonne. La spécificité de cette construction réside en effet dans sa double fonction, à la fois d'habitation et de circulation.

Un autre patrimoine, religieux celui-ci, l'église de Lambour, à la sortie de Pont-l'Abbé, en ruine désormais.






Le souvenir des Bonnets Rouges

Édifiée au cours du 13ème siècle dans le style de l'école de Pont-Croix, l'église de Lambour n'échappa pas à la répression de la révolte des Bonnets Rouges. En effet, suite à la levée de nouveaux impôts royaux en 1675, une vague de contestation se répandit en Bretagne et notamment dans le Pays Bigouden (çà me rappelle quelque chose...)


Les révoltés firent sonner le tocsin, envahirent le couvent des Carmes et pillèrent le château et les bureaux des agents du baron. Au cours de la répression qui s'ensuivit, le gouverneur de Bretagne, afin de punir les révoltés, fit abattre six clochers bigoudens dont celui de Lambour. La flèche de ce dernier ne fut jamais reconstruite. De nos jours, le clocher mutilé est devenu le symbole de cette révolte.

Selon la légende, suite à cette révolte, les femmes de Pont-l'Abbé, par bravade, auraient décidé de fixer au sommet de leur coiffe un petit tortillon de fil, appelé bigouden.

Contourner l'anse du Pouldon, pour arriver à la pointe de l'île Tudy, telle est la "tâche"  qui m'est dévolue cet après-midi.










Et là je m'installe au camping municipal du Sillon, fermé, certe, mais accessible uniquement aux campings-cars. Comme je n'ai pas de pare-brise, je ne mettrais pas de justificatif.

Étape : 38 km 

Cumul : 1408 km







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