vendredi 20 septembre 2024

40 ème étape Plougastel-Daoulas - Le Faou- 29 km/7h30

Le fait de dormir à l'hôtel, mon temps pour refaire le  paquetage est beaucoup plus court. De ce fait, je suis parti à 7h. Il fait encore nuit, c'est donc la lune qui va me servir de frontale. Et ma foi, ça se passe pas trop mal. De nuit, les sensations sont différentes, des bruits bizarres de battement d'ailes, de craquement dans les bois, d'ombre qui ne sont en fait que des endroits plus humides. 

Une heure plus tard, le soleil daigne enfin se lever. Quant à elle, la lune veut se faire discrète et disparaît doucement à l'horizon.





Un peu jalouse, la campagne tire à elle, ce matin, le sentier pour me faire découvrir ses charmes.

Odeur de crottin de cheval, dans les champs, les vaches meuglent demandant de rentrer à l'étable pour être traites.





Non, ce que vous voyez là n'est pas un banal plan d'eau, mais bien la mer, l'Anse de Penfull qui s'avance très loin à l'intérieur des terres.

Nous sommes en campagne, mais pourtant la mer n'est pas loin et sait se faire rappeler à elle, comme cette baie de Lanveur.




Daoulas, offre un patrimoine religieux exceptionnel, son abbaye.

Fondée au 12e siècle par les chanoines réguliers de l’ordre de Saint-Augustin, l’Abbaye de Daoulas surplombe la petite ville de Daoulas, autrefois port stratégique entre Léon et Cornouaille. Elle conserve encore aujourd’hui de beaux témoignages de sa splendeur initiale : un cloître roman, des vestiges des bâtiments communautaires du 13e siècle, une fontaine et un oratoire du 16e siècle. Vendu à la Révolution, transformé en demeure bourgeoise au 19e siècle puis occupé par une congrégation religieuse et une école après la guerre, le site raconte, à travers ses transformations, la grande Histoire.










Après une petite pause au bar de Daoulas,  irrésistible sentier du m'avales, tu m'aspires tu m'enlèves à la mer pour me diriger irrémédiablement vers l'intérieur des terres, vers l'Hôpital - Camfrout.

Son église Notre-Dame de Bonne Nouvelle commencée en 1490 sous le règne d’Anne de Bretagne, cinq siècles furent nécessaires pour l’achever. Construite sur le site de l’ancien prieuré de l’Abbaye de Landévennec érigé au XIe siècle, l’église fut à l’origine une chapelle tréviale de la paroisse d’Hanvec.

La façade occidentale en pierre locale : le Kersanton (ou Kersantite), est considérée comme l’un des plus beaux exemples d’architecture Renaissance en Basse Bretagne ; elle ne sera terminée qu’en 1873. Cette façade est ornée d’un armorial en hauts reliefs, à l’origine peints, représentant les blasons des notables de l’époque. En partie basse les statues de Saint-Corentin et Saint-Guénolé encadrant le portail sont de facture récente (1982-1983) comme celle des apôtres dans le porche sud (1979). Le porche sud lui même date de 1611 et la sacristie de 1634.
















Certains voient dans ce chemin un véritable chemin de croix, moi bien au contraire, j'y vois un chemin plein de croix, sculptées avec ferveur, pour essayer de transmettre  et faire ressentir toute la dévotion ressentie dans ce mystère de quelque chose qui les dépasse.






Mon chemin me conduit, après 7h de marche en campagne vers l'imposante place aux Foires du Faou qui nous rappelle ses origines féodales. Porte ouverte sur la mer et la terre, la ville est un ancien relais de poste entre le bas Léon et la haute Cornouaille. 

















L'église Saint-Sauveur dédiée au Christ, a été reconstruite entre 1544 et 1680 avec un clocher en dôme. Pour agrandir le cimetière et bâtir la sacristie sud (reconstruite en 1877), Magdelaine de Launay et Olivier Le Goff, sieur et dame de Penayeun, donnèrent, en 1677, une vieille mazière et le terrain jouxtant le chevet de l'église. Si l'église avait été ouverte j'aurais pu remarquer la cuve baptismale aux serpents, plusieurs statues anciennes et trois tableaux de belle facture. En 1710, une commande de retable pour le maître autel ne fut jamais achevée, entraînant un procès dispendieux et long de quarante ans. Le choeur fut enfin refait, sans retable.








Bivouac, ce soir au terrain municipal réservé aux campings-cars. C'est à dire, pas de douches, ni de toilettes. Premier inconfort, mais je vais y remédier.




Étape : 29 km 

Cumul : 1067 km

jeudi 19 septembre 2024

39 ème étape Locmaria -Pouzané - Plougastel-Daoulas - 38 km/9h30

Cette nuit a  plutôt été agitée. Les hélicoptères ont survolé au-dessus de la rade,  pour le retour dans le port militaire du sous-marin, sans doute le redoutable. Il était escorté par une bonne dizaine de corvettes et de frégates. Par mesure de sécurité et compte-tenu du fait qu'il navigue en surface, cet important dispositif de protection est mise en place.



Rade de Brest, tu m'ouvres ton goulet. Au loin les rochers Bozmen, Ar Héo, Kervouroc, Pierre des Poissons, Rocher Aigu, Le Ranvel, les Trois Cheminées sont autant de navires de pierre, semblants amarrés au large, en attente du feu vert de la capitainerie brestoise afin de rentrer au port.






La mer,

J'aime la mer

Qu'elle soit calme où en colère 

Qu'elle soit plane

Ou de travers.

J'aime la mer 

Couleur bleu vert.

J'aime la mer qui renferme plein de mystères.

Après le "trou de souris", hier, c'est autour de la Pointe du Minou.

Face à Camaret, et surplombant l'entrée de la rade de Brest, la pointe du Minou est le point de départ vers la pointe du Diable en suivant un sentier abrité sous d'immenses pins maritimes. La vue, côté rade, permet de suivre le trafic maritime, des petits voiliers au grands méthaniers, qui se croisent dans le goulet de "la plus belle rade de France". 










C'est à l'entrée de Brest, dans le jardin exotique, face à la citadelle que je fais ma pause déjeuner. Un peu de réconfort après cinq heures de marche.



La tour Tanguy (pas celui qui reste chez ses parents au delà de trente ans) (mais notre frère un peu excessif en coupant la tête de sa soeur) marque le début de la citadelle avec son pont "La Recouvrance" qui enjambe la rivière Penfeld. Une fois passé ce site historique, il me faut trois heures pour quitter la ville. Sa pollution, son bruit et ses nuisances et enfin retrouver la nature, son calme, ses bonnes odeurs et son soleil qui joue avec les feuilles des arbres.













Pour monter sur les hauteurs de Plougastel-Daoulas, cité de la fraise, je franchis la rivière L'Elorn sur le pont Albert Louppe de près de 900 m. 
Nichée entre les deux rivières Aulne et Élorn, Plougastel a su garder le charme authentique de ses 160 hameaux.

Mais le monument religieux le plus remarquable est sans nul doute le calvaire du bourg, classé aux monuments historiques depuis 1889.

Comme beaucoup d’autres édifices de la région, il fut construit à la fin du XVIème, après une terrible épidémie de peste. Pas moins de 181 statues en kersantite en ornent le socle, représentant 28 scènes bibliques ou légendaires.









Mais voilà, tout a une fin. Pas de camping, l'auberge de jeunesse de Brest est complète. Je me suis donc tourné vers un Formule 1, pas trop cher. Je reporte le bivouac pour des jours où je serais loin de tout.

Étape : 38 km 

Cumul : 1038 km

82 ème étape St Nazaire - Laval

Pour la première fois en 3 mois, je vais me la couler douce. Au programme grasse matinée à l'hôtel, puis direction la gare pour acheter ...