mercredi 16 octobre 2024

66 ème étape Auray-Baden Kirhilio -33 km/8h30

Il est vrai qu'un bon lit c'est parfois bien agréable, cerise sur le gâteau, si je puis dire, un petit déjeuner à volonté mis à disposition, pour bien démarrer la journée.

Celle-ci va commencer par un sentier qui m'emmène jusqu'à la pointe de Kerisper et le village de Bono.












Une balade d’à peine deux heures pour découvrir la pointe de Kerisper et ses 6 000 ans d’histoire. Une pointe dont l’histoire est restée très longtemps méconnue du grand public. Au confluent de deux rivières, l'Auray et le Sal, elle abrite des alignements et tombes du Néolithique, les traces d’un superbe ouvrage de l’époque romaine et des terre-pleins témoins d’une activité ostréicole.

Originalité également sur cette pointe un champ entier planté d'arbres tous différents au pied desquels les familles du village ont déposé des plaques rappelant les membres de leur famille décédés. Ils ont installés parfois des bancs, des tables, des chaises afin de veiller sur ces personnes face à la mer.

Quant au village paisible, Le Bono d’environ 2300 habitants, il a su préserver son authenticité. Ce magnifique port se situant près d’Auray, est un vrai plaisir pour ceux qui aiment le pittoresque.

Non loin, sur le bord de l'Auray, je découvre les traces du Néolithique avec le Tumulus du Rocher. Composé d’un grand tumulus et de nombreuses tombelles, le site de Kernours appelé aussi "Le Rocher er Paluden" (du Breton Paluden : Marécage). Organisant leur territoire, les cultures sédentarisées du Néolithique (5000 à 2000 ans avant J.C.) distinguent leurs lieux de vie des lieux réservés aux morts. Cette architecture funéraire se compose d’une longue chambre coudée développée sur 18 mètres. Les 36 piliers supportant 14 tables de granite sont recouverts d’un imposant tertre tumulaire constitué de pierre et de terre.




Plus j'avance vers la mer, plus la brume tombe et finit par se transformer en crachin. Je m'annonce des heures difficiles, car le crachin va évoluer vers la pluie, voir intense après 14 h. Sur le chemin, un nouveau moulin à marée de Baden, m'indique que je suis bien au bord de la mer.










Le paysage devient ténébreux. Comment faire la part entre le continent et les îles qui apparaissent ici où là. C'est la magie du Golfe du Morbihan qui se laisse découvrir.






Proche de Vannes, Larmor-Baden se situe face à l’entrée du Golfe du Morbihan. Elle possède 4 îles : Berder, Gavrinis, Ile Longue et Radenec.

L’île Longue et son satellite Radenec (de Radeneg = fougère) font partie de la poussière d’îles qui agrémentent l’entrée du Golfe du Morbihan. Elle s’étire sur plus de 1 km alors que sa largeur n’excède pas 300 mètres. L’île Longue semble barrer l’horizon du Golfe.

Larmor-Baden possède un charme authentique avec ses ruelles de village et ses petites maisons bretonnes, mais surtout, c'est enfin là que je trouve une entrée de maison un peu à l'abri pour déjeuner. Il est 14 h et la pluie commence à tomber en trombe.







Je vais patienter jusqu'à 16h30/17h, dans un café, au milieu du village. Je vais sécher un peu et surtout, j'attends que la pluie cesse un peu.

Pas le choix, je repars pour une nouvelle douche en direction de Port Blanc. Au cœur du Golfe du Morbihan, il forme un espace maritime unique connu pour ses courants bouillonnants.






J'ai repéré une aire de camping-cars à 2h30 d'ici, après Port-Blanc, j'espère qu'avant d'y arriver, la pluie aura décidé de se calmer afin que je plante ma tente tranquillement.

Mais la journée n'est pas fini, je vais donc de surprise en surprise. La marée étant haute, le GR est parfois recouvert. Mais là, c'est pire encore, car elle m'arrive à mi-mollet et pas d'échappatoire.

Alors allons-y pour un bain de pieds !




Étape : 32 km 

Cumul : 1827 km

mardi 15 octobre 2024

65 ème étape St Philibert - Auray 28 km/7h

Douceur du matin, je vais dire au revoir à la mer, après avoir fait le tour de la pointe de Men er Bellec jusqu'à St Philibert. Oui quand on aime, on y revient. J'y fais mon réapprovisionnement et surtout je prends un vrai petit déjeuner chaud au bar. En repartant je passe devant la chapelle St Philibert de 1648, sa fontaine et son lavoir. Tellement inspirante que les artistes locaux viennent s'exercer à retranscrire son charme fou, face à la mer, basse ce matin. L'intérieur est surprenant avec sa voûte bleu outremer.













Notre-Dame des flux et des reflux

Notre-Dame du fond des âges Notre-Dame du temps qui passe prend pitié de nous qui sommes de passage sur la plage.

Notre-Dame des flux et des reflux Notre-Dame des allées et des venues marche avec nous sur le sable, avant qu'à jamais s'efface la trace de nos pas.

Notre-Dame des dunes, blanches et courbes collines modelées par la main du vent. apaise nos soucis et guéris nos blessures avant qu'à jamais nous disparaissions dans les sables du temps.

Notre-Dame des airs, l'air léger du matin, le vent crissant dans les oyats tremblants, emplis nos poumons de plein air avant qu'à jamais nous manque le souffle.

Au moment du dernier passage, O Notre-Dame, et du dernier soupir et du dernier regard et du dernier baiser, souviens-toi de notre pèlerinage sur la plage.

Et conduis-nous dans l'éblouissement de la lumière éternelle.

Maintenant, je prends la direction des terres, en commençant par le village de Crac'h.

Un peu avant Le Crac’h, dans un cadre enchanteur, je fais une halte à la chapelle du Plas-kaër au passé mouvementé. Érigée sur une ancienne chapelle templière, puis détruite par des révolutionnaires, car elle servait de quartier général et de cache aux chouans de la côte et enfin reconstruite en 1870. Cent ans plus tard, elle est presque en ruine, en 1970 une association se crée pour la restaurer, le résultat est remarquable, c’est maintenant la chapelle la plus importante de la paroisse.

Après le Concordat de 1801, le gouvernement voulait jeter son dévolu sur la chapelle afin de récupérer les pierres de taille pour la construction du fort de Belle-Île. Les habitants ont lancé une pétition pour les garder, ils ont eu gain de cause et avec les pierres ils ont reconstruit l’église paroissiale.






quelques kilomètres de là, j’entre dans Auray par un parc avec un impressionnant mausolée dédié au fameux chouan Georges Cadoudal né ici, dans le quartier de Kerléano en 1771 et mourût guillotiné en juin 1804 pour avoir fomenté un attentat contre Napoléon. Il était d'une famille de riches fermiers. Ce qui explique cette belle bâtisse blanche.





Juste après, la chapelle Saint-Cado faisait partie d'un prieuré dont il subsiste le logement des prêtres juste à côté. Plusieurs membres de la famille, en particulier le général Joseph de Cadoudal, frère du chef des chouans, y sont inhumés.



Sur la gauche, le petit chemin qui longe la chapelle est le vestige d'une voie romaine qui menait à Locmariaquer.

Nichée au creux de la rivière d’Auray, la cité médiévale d'Auray séduit au premier regard avec son centre-ville animé et le port de Saint-Goustan. Les siècles ont passé et les ruelles du cœur historique ont conservé leur charme d’antan, avec ses maisons aux couleurs multiples et à pans de bois.

















Notez, le pont avec ses arches en saillies des deux côtés. Nous sommes à marée haute et le fort courant remonte la rivière l'Auray.

Ma journée se termine par le dernier kilomètre à parcourir pour aller trouver mon hébergement, cette fois-ci chez l'habitant grâce à l'application Home Auray.



Étape : 28 km 

Cumul : 1794 km



 

82 ème étape St Nazaire - Laval

Pour la première fois en 3 mois, je vais me la couler douce. Au programme grasse matinée à l'hôtel, puis direction la gare pour acheter ...