vendredi 18 octobre 2024

68 éme étape - Vannes - Cano- 38 km/ 9h30

Découvrir un patrimoine naturel superbe où les paysages marins se mêlent à la campagne environnante. Les 47 kilomètres de côte du territoire de Séné offrent de splendides paysages sur le Golfe du Morbihan. Aux rivages de sable, pour les baigneurs, et il y en a encore, succèdent les vasières pour les pêcheurs à pied depuis le port de pêche de Port-Ann jusqu'aux pointes du Bil et celle de  Montsarrac.









Oh... Tout ici est si près et pourtant si loin. Voici l'île de Conleau où j'étais hier prenant un petit café sous une averse et maintenant la voici ensoleillée. Puis  je me dirige vers Port Ann, tout à côté.







L'horizon de terre que je vois en face de moi n'est autre que les différentes îles qui composent le golfe du Morbihan, notamment tout en face, l'île d'Arz, cachant l'île aux Moines.








Entre terres, mer et vasières, je m'aventure vers la pointe du Bil, puis Montsarrac où j'ai l'intention de faire ma pause sandwich. Plus précisément, au bout du bout de la pointe, celle de Pechit. Là où on a l'impression d'être seul au monde face à l'immensité.

Ce qui n'est pas le cas, puisqu'assis sur mon banc, deux dames m'interpellent et me disent au cours de la conversation qui a duré une bonne demi-heure, que l'une d'elles est Lavalloise et qu'elle a été à l'école à Haute-Follis. En réalité, le monde est petit.




Cet après-midi, je longe la réserve naturelle du marais de Séné, pour traverser pleins de petits hameaux, dont le dernier Cano qui aurait dû être le dernier de mon étape du jour.

Ces sentiers creux, très empruntés par les Sinagots depuis des siècles étaient leur seule façon de relier entre eux les villages. Comme leur nom l'indique, ils se sont creusés au fil du passage des hommes, des bêtes et des charrettes. En hiver, lorsque l'eau s'écoulait au milieu, il fallait marcher en haut des talus de terre. Les arbres étaient alors plantés en quinconce pour permettre l'accès.)

Certains écoliers des villages alentour préféraient dormir au bourg. Ils évitaient ainsi de faire chaque jour, en sabots dans les chemins boueux, les quelques. kilomètres qui les séparaient de l'école !





Je suis à Cano, pas d'hébergement et surtout nous sommes dans des zones marécageuses. Difficile d'y planter sa tente, si je ne veux pas, dans la nuit, être envahi par la marée. Alors j'avais pris la décision de retourner pour une deuxième nuit à l'hébergement Montcalm de Vannes. Après tout, ce n'est qu'à 4 km et j'ai pu ainsi voyager "léger".

Étape : 38 km 

Cumul : 1896 km

jeudi 17 octobre 2024

67 ème étape Baden Kirhilio - Vannes - 31 km/8h00

Je retrouve l'endroit où j'ai quitté le GR hier soir, pas étonnant que la mer ait fait un petit tour dans mes chaussures. Ce matin son niveau est plus bas, mais le sentier est parfois encore délicat.










Cette matinée, je vais faire deux choses à la fois. Serpenter sur le GR et deviner les îles qui entourent ce Golfe. Et là deuxième, sécher des pieds en cape, en marchant, car je suis tout mouillé.












Ce petit bonhomme qui attend sur le bord du chemin semble regarder vers la mer les petits bateaux blancs qu'il a semé par centaines et dont il attend patiemment qu'ils poussent.




Comme on peut le voir, les sentiers aménagés le long des propriétés ne sont plus accessibles à marée haute. Sinon, il arrive ce qu'il m'est arrivé hier soir, on franchit le chemin avec de l'eau à mi-mollet.






Oh, Port Ann, ne vois-tu rien venir? Si, un randonneur qui serpente le long de nos côtes et qui dans quelques instants va se trouver face à L'île de Conleau. Mais il devra faire le tour de la rivière Vincin pour aller prendre un petit réconfort au bar Corlazo.



J'ai l'impression de parcourir un labyrinthe, j'y perds le sens de l'orientation, à tel point que je ne sais pas si je vais trouver la mer ou la campagne.






Bien m'en a pris, j'ai pu prendre mon café à l'abri d'une bonne averse bretonne.





Maintenant que le ciel bleu refait son apparition, je vais pouvoir terminer mon étape en remontant avec la marée jusqu'à Vannes pour 1h30 de marche.






Arrivé sur place, je me déleste de mon sac à dos à la maison diocésaine Montcalm. Elle me servira d'hébergement pour deux nuits.

Vannes, son cadre médiéval au cœur de la cité des Vénètes témoigne de son passé de première capitale des ducs de Bretagne. Son architecture pittoresque invite à la flânerie le long des ruelles étroites bordées de nombreuses maisons à pans de bois.

En commençant par les célèbres lavoirs, je déambule dans le jardin à la française au pied des remparts.

La promenade de la Garenne : ses remparts et son jardin à la française.

La Cohue, musée des beaux-arts, vestige des anciennes halles datant du Moyen Âge fait face à la cathédrale Saint-Pierre : plus longue cathédrale bretonne.

Son centre historique avec ses maisons à colombages reflète le visage du vieux Vannes, que ne veux manquer sous aucun prétexte.




















 Étape : 31 km 

Cumul : 1858 km

82 ème étape St Nazaire - Laval

Pour la première fois en 3 mois, je vais me la couler douce. Au programme grasse matinée à l'hôtel, puis direction la gare pour acheter ...