samedi 19 octobre 2024

69 ème étape Cano - St Colombier - 35 km/9h

Petit échauffement matinal, je rejoins le GR 34 à Cano avec mes quatre kilomètres à faire à rebrousse-poils.




Le soleil fait son apparition après les pluies de l'aube, les arbres sur le chemin brillent de tous feux, leurs feuilles scintillant au soleil. Au passage, elles laissent tomber quelques gouttes, me rafraîchissant, comme si la nature pleurait la fin de la pluie. La température, déjà très douce, les rayons du soleil commençant à faire leur effet, je suis obligé de marcher en tee-shirt.








Mise en humeur joviale offerte par le spectacle de paysages en habit de lumière automnale. Au loin, la mer retranchée à marée basse, resserrée dans ses profondeurs découvre un vaste estran vaseux pas très haut, qui s’ emplit très vite quand la marée remonte. Sur la terre ferme, des champs, des herbages, des bois de chênes ou de pins et entre les deux un sentier accueillant qui engage à poser le pied nonchalamment, invité par Dame nature à partager la délicate beauté du lieu.












Pour ma pause méridienne j'ai décidé de m'arrêter à Kerfontaine et voici pourquoi :

A Kerfontaine m'en allant promener
J'ai trouvé l'eau si belle
Que j'y ai mangé
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai
Sous les feuilles de chêne
Je me suis fait arroser
Sur la plus haute branche
Les corbeaux chantaient
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai.

Sur la côte d'en face
Je me suis baladé
Sur ce golfe du Morbihan
Déjà des centaines de voiliers
Le nez tourné vers la terre ferme
Attendent patiemment 
Marée que tu reviennes.

Comme Saint-Louis je siège au pied d'un chêne pour déguster mon sandwich au thon. Puis, c'est reparti pour aller découvrir les îles bordant la côte. Toscan, Bailleron et autres en direction de St Armel.











Rencontres insolites, cet après-midi. Comme dans le film d'Yves Robert, "la guerre des boutons", je me fais alpaguer, sur le bord du GR, par 3 ou 4 gamins d'une dizaine d'années qui avaient disposé dans une boîte en carton, quelques belles châtaignes. Je leur dit qu'effectivement, elles sont très belles. "J'en aurais bien pris quelques unes, mais elles ne sont pas cuites et je n'ai rien pour le faire."  
-Remmène les chez-toi.

-Çà fait deux mois que tu ne manges pas alors.
"Si mais plutôt des sandwichs".
Trop triste, un des enfants dit bouges pas, je peux te vendre aussi des pommes.
Trop rigolo.

Puis un peu plus tard, j'ai eu le droit à une répétition sur le bord de la côte.


Si j'avais un doute sur le fait que je marchais dans un marais, quand il a fallu emprunter le GR, j'ai testé une fois de plus, si mes chaussures étaient étanches.

Et pour rejoindre Lasné, il faut passer par une chaussée submersible d'un kilomètre deux cents. Mais cette fois, nous sommes encore à marée basse.



Plus que 4 km et c'est promis je dors à St Colombier. Tout d'abord, repérage d'un terrain plat, discret. J'en trouve un sur le bord du GR, mais trop humide, j'entends déjà les clops-clops quand je marche. Je décide alors de monter près de l'église, il y a des tables de pique-nique. Pleins d'arbustes me serviront de camouflage. Petit truc chouette pour un samedi soir, un restaurant, le vieux Colombier vient de rouvrir pour le week-end. En bonne âme, je me dévoue pour y aller.


Étape : 35 km 

Cumul : 1931 km

vendredi 18 octobre 2024

68 éme étape - Vannes - Cano- 38 km/ 9h30

Découvrir un patrimoine naturel superbe où les paysages marins se mêlent à la campagne environnante. Les 47 kilomètres de côte du territoire de Séné offrent de splendides paysages sur le Golfe du Morbihan. Aux rivages de sable, pour les baigneurs, et il y en a encore, succèdent les vasières pour les pêcheurs à pied depuis le port de pêche de Port-Ann jusqu'aux pointes du Bil et celle de  Montsarrac.









Oh... Tout ici est si près et pourtant si loin. Voici l'île de Conleau où j'étais hier prenant un petit café sous une averse et maintenant la voici ensoleillée. Puis  je me dirige vers Port Ann, tout à côté.







L'horizon de terre que je vois en face de moi n'est autre que les différentes îles qui composent le golfe du Morbihan, notamment tout en face, l'île d'Arz, cachant l'île aux Moines.








Entre terres, mer et vasières, je m'aventure vers la pointe du Bil, puis Montsarrac où j'ai l'intention de faire ma pause sandwich. Plus précisément, au bout du bout de la pointe, celle de Pechit. Là où on a l'impression d'être seul au monde face à l'immensité.

Ce qui n'est pas le cas, puisqu'assis sur mon banc, deux dames m'interpellent et me disent au cours de la conversation qui a duré une bonne demi-heure, que l'une d'elles est Lavalloise et qu'elle a été à l'école à Haute-Follis. En réalité, le monde est petit.




Cet après-midi, je longe la réserve naturelle du marais de Séné, pour traverser pleins de petits hameaux, dont le dernier Cano qui aurait dû être le dernier de mon étape du jour.

Ces sentiers creux, très empruntés par les Sinagots depuis des siècles étaient leur seule façon de relier entre eux les villages. Comme leur nom l'indique, ils se sont creusés au fil du passage des hommes, des bêtes et des charrettes. En hiver, lorsque l'eau s'écoulait au milieu, il fallait marcher en haut des talus de terre. Les arbres étaient alors plantés en quinconce pour permettre l'accès.)

Certains écoliers des villages alentour préféraient dormir au bourg. Ils évitaient ainsi de faire chaque jour, en sabots dans les chemins boueux, les quelques. kilomètres qui les séparaient de l'école !





Je suis à Cano, pas d'hébergement et surtout nous sommes dans des zones marécageuses. Difficile d'y planter sa tente, si je ne veux pas, dans la nuit, être envahi par la marée. Alors j'avais pris la décision de retourner pour une deuxième nuit à l'hébergement Montcalm de Vannes. Après tout, ce n'est qu'à 4 km et j'ai pu ainsi voyager "léger".

Étape : 38 km 

Cumul : 1896 km

82 ème étape St Nazaire - Laval

Pour la première fois en 3 mois, je vais me la couler douce. Au programme grasse matinée à l'hôtel, puis direction la gare pour acheter ...