lundi 28 octobre 2024

78 ème étape Pointe du Bile - Mesquer - 34 km/ 8h30

Hier, c'était la dernière étape dans le Golfe du Morbihan. Dès ce matin, j'aborde les Pays de la Loire. Çà sent bon le pays, plus précisément la Loire-Atlantique.

Partir au petit matin, en cette saison-ci, a tout son charme, les couleurs sont pastel, le soleil perce à peine la brume fixée au sol.




La marée étant basse ce matin, j'ai pu voir ces bouchots griffer cette mer calme. Au loin, les mythiculteurs étaient déjà au travail, pour satisfaire nos palais.

Je longe la baie de Pont-Mahé et malgré leur matinale, 8 heures, je rencontre des personnes qui prennent le temps de discuter, de me parler de leur propre chemin de Compostelle.






Puis j'aborde de nouveau les marais salants et leurs étiers en direction de St Molf, puis l'île de Rostu.








Pause casse-croûte au bord de l'étier de Goilé, juste en face la pointe du Bile d'où je suis parti 5h plus tôt. Le soleil daigne enfin se présenter afin que je déjeune, chauffé par ses doux rayons, dans un calme olympien.

C'est avec grand plaisir que je retrouve mes châtaignes et mes noix que je vais prendre en dessert.






Étant à marée haute, je ne peux aller au petit port de Kercabellec par la pointe du Pont de Bois, mais par l'intérieur des terres. Ce petit port, mis en scène, comme dans les contes de fées.

Au confins de la Loire-Atlantique et du Morbihan se trouve ce mignon petit port qui répond au nom de Kercabellec. Ici on ne sait pas trop si on est en Bretagne ou dans les pays de la Loire. Une chose est sûre si Nantes était la capitale des Ducs de Bretagne alors Kercabellec est bel et bien breton.

Difficile de décrire Kercabellec. Est-ce « la mer à la campagne » ou « la campagne à la mer ». En tout cas on y perdrait presque son latin.






L’étier de Quimiac est l’une des entrées de l’eau de mer vers les marais salants de Mesquer. L’eau salée ira ensuite se perdre dans les méandres des marais salants pour mieux s’évaporer et donner naissance à la fleur de sel et au gros sel.

Ce dédale de canaux et de digues donnent au paysage un aspect irréel et assez cinématographique. Une scène que l’on pourrait regarder pendant des heures au gré des changements de luminosité et des marées.

Mais le ciel s'assombrit de nouveau et à mon arrivée, la boulangère disait que le ciel semblait vouloir fêter Halloween à sa manière, en donnant du mystère au spectacle. Cette boulangère, généreuse en tout point m'offrant un sandwich fait en ma présence puisqu'elle n'en avait plus en stock.

Je me présente ensuite au terrain de camping " le Praderoi" près de Quimiac. Là également, la gérante me propose pour le même prix que pour ma tente, de dormir cette nuit, en roulotte, au sec, avec lumière et micro-ondes. Après une petite hésitation, j'accepte l'offre, pour un bon matelas.






Étape : 34 km 

Cumul : 2159 km

dimanche 27 octobre 2024

77 ème étape - Camoël - Pointe du Bile - 20 km/5h

Comme chaque année se pose le sacré dilemme, le dernier dimanche du mois d'octobre, doit-on avancer ou reculer l'horloge? Et dans les faits, quand je vais partir à 8h30, est-ce que il sera 7h30 à  l'ancienne heure? Fera-t-il jour ou nuit ? La réponse : c'est que je vais faire comme d'habitude, marcher pendant à peu près 5h la première partie de journée et faire ma pause déjeuner non pas vers 13h/13h30, mais vers 12h/12h30 et finir l'étape l'après-midi.




Petite étape, ce qui va me permettre d'apprécier Pénestin, sous toutes ses faces. Côté rivière La Vilaine, paisible, côté Atlantique avec ses kilomètres de côtes sauvages, ses falaises ocres de la plage de la Mine d’Or qui en font un lieu de séjour parfait. Côté habitants locaux également, le couple Xavier et Sonia m'interpelle à la sortie de Pénestin et me demande s'ils peuvent m'accompagner sur le GR, pour me le faire découvrir. Ils habitent derrière la plage de la Mine d'Or. Ils me proposent même de me livrer pour ce soir, au terrain de camping, quelques châtaignes cuites.












Dès le Paléolithique, il y a donc plus de 300 000 ans, plusieurs découvertes archéologiques témoignent d'une occupation pré- humaine à Pénestin.

Mais les premières traces d'occupation de l'homme moderne (homo sapiens sapiens) datent du Néolithique, soit il y a environ 10.000 ans. Ces populations ont marqué le territoire par l'implantatión de structures mégalithiques, dont le menhir de la pointe du Scal à Tréhiguier, réalisé en quartz blanc.

Ce menhir dit "La Pierre Blanche", dominant l'entrée de la Vilaine, est haut de près de 3 m.

Sur le littoral, on aurait aperçu à marée basse de surprenants alignements de pieux espacés : des bouchots à moules. Implantés depuis le XIXème siècle, ils produisent des coquillages de renommée. La mytiliculture est le plus important secteur du site.

De la pointe du Maresclé à la pointe du Bile, les rochers à cet endroit sont de couleur orange et les rayons du soleil accentue l’effet doré. De nombreux rochers se sont détachés de la falaise et se dressent telles des dents à proximité de la plage.






















Il est 14h30, je m'installe au camping " des Îles" sur la pointe du Bile. Ma priorité, faire sécher ma toile de tente qui baigne dans son jus depuis deux jours. Et comme promis par Xavier et Sonia, je les vois arriver à pieds pour prendre le goûter. Ils apportent dans leur besace, châtaignes grillées, noix du jardin et thermos de café. Nous collationnons ensemble avant qu'ils prennent le chemin du retour, car la nuit ca tomber vite maintenant.



Ces petites gâteries sont les bienvenues, car demain, mon ravitaillement ne pourra se faire qu'à l'arrivée. Aucun commerce d'ici là.

Étape : 20 km 

Cumul : 2125 km




82 ème étape St Nazaire - Laval

Pour la première fois en 3 mois, je vais me la couler douce. Au programme grasse matinée à l'hôtel, puis direction la gare pour acheter ...