Chemin tourmenté, tourmentés comme ces chênes verts, tortueux qui s'accrochent à la falaise. Le chemin, disais-je, qui suit la côte jusqu'à l'île Longue, terrain militaire comme d'habitude en face de Brest.
Arrivé au plan d'eau du Frêt, le brouillard tombe d'un coup, sans bruit, et envahit le paysage, les bateaux échoués sur la côte ne sont que des ombres.
Presqu'île de Roscanvel c'est à nous. Tu as eu la bonne idée d'y implanter ton camping municipal à ton entrée. Je my libère de mon fardeau. Une fois la tente installée, je peux passer à table, mise à disposition pour les randonneurs.
Et maintenant c'est parti pour faire le tour de 15 km de la presqu'île avec un soleil bien caché derrière les nuages bas.
Au bout du bout, c'est la pointe des Espagnols.
Constituée d'une falaise de plus de 60 mètres de hauteur, au sommet et en bas de laquelle subsistent les vestiges de fortifications militaires et de bâtiments d'hébergement de troupes, la pointe se prolonge vers le nord-est par le rocher de la Cormorandière, marqué d'une perche.
C'est à cette pointe que l'on trouve la partie la plus étroite du goulet de Brest, il n'y a qu'1,8 km entre la côte de la presqu'île et celle de Brest en face.
Ce goulet est l'unique passage pour les navires voulant entrer ou sortir de la rade de Brest.
Le retour vers le terrain de camping par la côte nord/nord-ouest est un véritable livre ouvert sur l'histoire militaire de ce goulet.
Des forts y sont installés depuis toutes les époques Vauban, la troisième République, 1ère guerre mondiale, deuxième guerre mondiale.
Il est 17h, me voici de retour au camping sur les hauteurs de Roscanvel.
Étape : 26 km
Cumul : 1134 km
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