dimanche 20 octobre 2024

70 ème étape St Colombier - Arzon - 34 km/8h30

Ce matin, plier la tente est encore très sportif, pluie et vent cherchent à me déstabiliser. Mais, imperturbable, je sais que je vais tenir le coup. Dans 6 km, je vais prendre mon petit déjeuner dans un bar à Sarzeau et la pluie aura sans doute baisser d'intensité.





Journée presqu'île de Rhuys, je  commence, après les marais salants de St Colombier, en suivant le sentier côtier, en admirant, encore et encore ce magnifique golfe, mais la visibilité est très réduite ce matin, compte-tenu des conditions météo exécrables.






Cette nuit je l'ai passé en bivouac donc impossible de prendre une douche, mais la nature fait bien les choses puisque en empruntant le GR, dans les marais, nous sommes à marée haute une fois de plus, ça veut dire que sur une centaine de metres, j'ai marché  dans l'eau jusque aux genoux. J'ai donc pris au minimum un bain de pieds.

Sur la côte  de nombreux ostréiculteurs occupent les abords du GR. Mais pas sûr, car je vois des pâtures où de belles vaches ont l'air de se régaler. 







Peu avant la pointe de l'ours au petit village de Bernon, je fais ma pause déjeuner précocement de peur que d'ici quelques temps ils se mettent à pleuvoir et je préfère marcher sous la pluie que manger sous la pluie. 

La journée se poursuit, seulement sous la grisaille et je vais de pointe en pointe, avec la découverte, chaque fois différente, de petites îles bordant la côte.





Vers 16h, c'est l'heure du petit en-cas. Le moulin à marée que j'aperçois tout près fait office de moulin à café. Je peux en commander un allongé et c'est sur un canapé que je peux me reposer en admirant par la fenêtre du moulin, ce golfe qui n'est pas si clair.



Dernière pointe à dépasser, celle de Kerners et le camping " Le Tindio" est là, à 1 km. Mais la pluie n'a pas la patience d'attendre que je m'installe. Elle décide, de l'arroser, rien que pour m'embêter. Pas grave, je m'installe dans la salle de convivialité du camping, bien au sec, pour y manger et remplir mon blog.

C'est à la lampe frontale que je finirais mon nid douillet.


Étape : 34 km 

Cumul : 1965 km

samedi 19 octobre 2024

69 ème étape Cano - St Colombier - 35 km/9h

Petit échauffement matinal, je rejoins le GR 34 à Cano avec mes quatre kilomètres à faire à rebrousse-poils.




Le soleil fait son apparition après les pluies de l'aube, les arbres sur le chemin brillent de tous feux, leurs feuilles scintillant au soleil. Au passage, elles laissent tomber quelques gouttes, me rafraîchissant, comme si la nature pleurait la fin de la pluie. La température, déjà très douce, les rayons du soleil commençant à faire leur effet, je suis obligé de marcher en tee-shirt.








Mise en humeur joviale offerte par le spectacle de paysages en habit de lumière automnale. Au loin, la mer retranchée à marée basse, resserrée dans ses profondeurs découvre un vaste estran vaseux pas très haut, qui s’ emplit très vite quand la marée remonte. Sur la terre ferme, des champs, des herbages, des bois de chênes ou de pins et entre les deux un sentier accueillant qui engage à poser le pied nonchalamment, invité par Dame nature à partager la délicate beauté du lieu.












Pour ma pause méridienne j'ai décidé de m'arrêter à Kerfontaine et voici pourquoi :

A Kerfontaine m'en allant promener
J'ai trouvé l'eau si belle
Que j'y ai mangé
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai
Sous les feuilles de chêne
Je me suis fait arroser
Sur la plus haute branche
Les corbeaux chantaient
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai.

Sur la côte d'en face
Je me suis baladé
Sur ce golfe du Morbihan
Déjà des centaines de voiliers
Le nez tourné vers la terre ferme
Attendent patiemment 
Marée que tu reviennes.

Comme Saint-Louis je siège au pied d'un chêne pour déguster mon sandwich au thon. Puis, c'est reparti pour aller découvrir les îles bordant la côte. Toscan, Bailleron et autres en direction de St Armel.











Rencontres insolites, cet après-midi. Comme dans le film d'Yves Robert, "la guerre des boutons", je me fais alpaguer, sur le bord du GR, par 3 ou 4 gamins d'une dizaine d'années qui avaient disposé dans une boîte en carton, quelques belles châtaignes. Je leur dit qu'effectivement, elles sont très belles. "J'en aurais bien pris quelques unes, mais elles ne sont pas cuites et je n'ai rien pour le faire."  
-Remmène les chez-toi.

-Çà fait deux mois que tu ne manges pas alors.
"Si mais plutôt des sandwichs".
Trop triste, un des enfants dit bouges pas, je peux te vendre aussi des pommes.
Trop rigolo.

Puis un peu plus tard, j'ai eu le droit à une répétition sur le bord de la côte.


Si j'avais un doute sur le fait que je marchais dans un marais, quand il a fallu emprunter le GR, j'ai testé une fois de plus, si mes chaussures étaient étanches.

Et pour rejoindre Lasné, il faut passer par une chaussée submersible d'un kilomètre deux cents. Mais cette fois, nous sommes encore à marée basse.



Plus que 4 km et c'est promis je dors à St Colombier. Tout d'abord, repérage d'un terrain plat, discret. J'en trouve un sur le bord du GR, mais trop humide, j'entends déjà les clops-clops quand je marche. Je décide alors de monter près de l'église, il y a des tables de pique-nique. Pleins d'arbustes me serviront de camouflage. Petit truc chouette pour un samedi soir, un restaurant, le vieux Colombier vient de rouvrir pour le week-end. En bonne âme, je me dévoue pour y aller.


Étape : 35 km 

Cumul : 1931 km

82 ème étape St Nazaire - Laval

Pour la première fois en 3 mois, je vais me la couler douce. Au programme grasse matinée à l'hôtel, puis direction la gare pour acheter ...